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Archive de la Catégorie ‘Football’

OM-PSG 1-0

Présenté à juste titre comme le match de tous les dangers (tant sur le plan sécuritaire que sportif), ce très attendu Clasico fut en définitive loin d’être l’enfer que certains prédisaient. Entre un climat délétère suscité par la crainte de nouveaux débordements et deux situations sportives plus que délicates, le ton était plutôt donné.
Marseille décroché au classement pointait à une peu honorable septième place avant l’entame de cette rencontre. Pas fameux pour une équipe qui affichait des ambitions démesurées en début de saison et se prenait à rêver de titre. Les lacunes affichées lors du déjà mythique 5-5 contre l’Olympique Lyonnais n’étaient guère de nature à rassurer, tout comme la très moyenne prestation livrée contre Arles-Avignon en amical. C’était donc une équipe Marseillaise en plein doute qui abordait ce match à la saveur si particulière.
Du coté Parisien la situation est encore plus délicate. Après un début de saison plein de promesses, le PSG s’est enlisé dans l’inefficacité et peine à faire la décision. Durement affecté par les blessures et méformes de  son duo d’attaque Hoarau-Erding, le club Parisien a perdu l’enthousiasme de ses débuts et, en dépit d’un jeu plutôt plaisant, ne parvient pratiquement plus à s’imposer et perd des points au point de se retrouver dans la deuxième moitié de classement. De quoi réveiller la thèse de la crise de l’automne et faire craindre l’imminence d’une autre saison-galère. Ajoutons à cela la polémique liée au report de ce match et le quota de supporters imposé par la sécurité et nous aurons compris que ce match n’a pas été préparé le plus sereinement possible par le PSG.
C’est donc dans une ambiance tendue que les deux clubs abordent cette rencontre. heureusement le sport reprend vite ses droits, même si les enjeux continuent d’hanter cette rencontre. Revenu de blessure depuis peu, Zoumana Camara est tout de même aligné d’entrée aux cotés de Sakho. La principale surprise vient cependant de la non-titularisation de Giuly. Fait tout de même compréhensible vu qu’il n’était pas bienvenu pour Kombouaré d’aligner tous ses attaquants disponibles à la fois (rappelons que Erding et Luyindula figuraient dans le onze de départ). Côté Marseillais Lucho Gonzalez est laissé sur le banc au profit de Fabrice Abriel et le caractériel Hatem Ben Arfa est envoyé en tribunes. Il est par contre plus surprenant de revoir la charnière centrale Heinze-Diawara reconduite pour ce match quand on se rappelle de la fébrilité qu’elle affichait auparavant. L’ex-mal aimé Valbuena est lui aussi titularisé côté droit, préféré à un Koné encore trop juste.
D’entrée de jeu les Marseillais affichent leurs ambitions. Impact physique, pressing très haut, application dans les passes, bon regroupement défensif, le PSG subit la loi Marseillaise et ne parvient pas à se défaire de l’étau phocéen. Marseille sans être exceptionnel met la pression et attaque sans relâche, quitte à se distinguer par des fautes grossières pas sanctionnées par un M. Duhamel plutôt conciliant. On aurait pu croire que la sortie prématurée de Stéphane MBia affecterait les Marseillais. Il n’en est cependant rien vu qu’Édouard Cissé son remplaçant s’avère tout aussi affuté. Bonnart multiplie les montées, Brandao les déviations, Abriel les dribbles. Marseille domine complètement son sujet et asphyxie une formation parisienne incapable de se projeter vers l’avant. La défense du PSG prend l’eau et la bataille du milieu est perdue, au point que Luyindula et Jallet sont obligés de venir prêter main forte à la paire Chantôme-Clément. Toutes choses qui a pour principale conséquence de dégarnir une attaque ou Erding totalement esseulé essaie tant bien que mal de se distinguer. Complétement dépassé les Parisiens se font surprendre sur une tête heureuse signée Gabriel Heinze. Le défenseur Marseillais avait été oublié au second poteau par ses homologues parisiens. Un but qui a pour mérite d’aiguillonner un minimum le PSG mais la réaction est timide et n’aboutit qu’à une belle frappe d’Erding détournée par une main ferme de Mandanda. Ce sera la seule occasion du match pour un Paris Saint-Germain indigent offensivement. L’arrière-garde Marseillaise verrouille le jeu et ne laisse pratiquement pas d’espace à ses adversaires. Cissé ratisse tout et Heinze annihile toute action offensive. Marseille manque même l’occasion de tuer définitivement le match et se contente finalement de gérer son avance. Paris aura beau essayer elle restera impuissante devant la solidité Marseillaise. Même les entrées en jeu de Giuly puis du jeune Jean-Eude Maurice n’y changeront rien. Marseille laisse le ballon à son adversaire, plie mais ne cède pas et, au final, arrache une victoire amplement méritée.
Si ce match ne marquera pas plus que ça (on a encore en mémoire le match France-Eire) et est loin d’avoir atteint des sommets techniques, il s’avère être une très bonne opération pour Marseille qui revient à la quatrième place et se relance dans la course au titre (il n’est pas encore illusoire d’en parler pour les Phocéens).  Paris par contre fait du surplace et affiche un maigre bilan de six points pris en près de deux mois et demi. Gageons que cet ultime échec ne précipite pas le PSG dans la crise.

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Eire-France

Nombreuses étaient les réserves au moment du tirage au sort. L’Eire apparaissait en effet comme l’adversaire le plus difficile à aborder. Une sélection invaincu dont l’Italie, championne du monde en titre, a eu toutes les peines du monde à devancer dans son groupe. De plus connaissant la fébrilité Française sur coups de pieds arrêtés, la perspective de ce match à Croke Park prêtait plutôt à l’inquiétude.

Au final l’équipe de France s’en sort plutôt bien. Croke Park ne fut pas l’enfer promis et l’impact physique Irish tant redouté s’est avéré moins handicapant que prévu. Dans un stade en fusion , la France a vite pris les rènes du match face à un adversaire quelque peu diminué (Ireland absent) et déterminé à jouer le contre. En dépit d’une possession d eballe largement à son avantage, la France peine à se montrer dangereuse et à franchir le double rideau défensif Irlandais. Les locaux resistent et se montrent même dangereux sur leurs rares attaques. Il faudra toute la lucidité de Lloris pour empêcher l’ouverture du score.
En début de seconde période l’équipe de France se montre nettement plus entreprenante mais frise une fois de plus la correctionnelle sur une phase arrêtée défensive. Heureusement que les attaquants Irlandais passent au travers. Si la France tient le ballon elle se montre rarement dangereuse et doit s’en remettre à des frappes lointaines (comme celle de Lassana Diarra) pour espérer forcer la décision. La délivrance viendra finalement d’une frappe de Nicolas Anelka déviée par le malheureux Sean St Ledger. Shay Given est surpris et la France marque un but plus que précieux. L’Irlande essaiera de revenir dans la partie mais sans succès. Lloris se montrant de nouveau impérial et rattrapant parfaitement les errements défensifs de son équipe. Une victoire méritée qui met la France en position favorable. Mais au vu de ce macth, il serait hasardeux de se dire que tout est déjà joué. L’équipe de France est encore fébrile et n’est pas à l’abri d’une mauvaise surprise.

Les joueurs

J’ai été plutôt surpris des titularisations simultanées de Gourcuff et Henry. Les deux revenaient de blessure et étaient à mon humble avis un peu juste. Et ce fut le cas. Gourcuff n’a pas eu le rendement escompté et s’est plus souvent compliqué la tâche qu’autre chose. Outre une tendance à s’enfermer, il s’est souvent mis en difficulté, toutes choses qui l’obligeait à opter pour les solutions les plus difficiles. Ce qui ne fut bien sur pas sans effet sur la vitesse du jeu offensif. Trop juste lui aussi, Henry a livré un match très moyen, tout le contraire de son partenaire d’attaque Nicolas Anelka. Elu homme du match, il nous a gratifié d’une performance de très haut niveau, montrant qu’il mérite bien d’être considéré comme l’un des meilleurs attaquants du moment. Très précieux dans le jeu en profondeur, il a livré le match parfait et fut certainement le meilleur sur la pelouse de Croke Park. Autre joueur très en vue Hugo Lloris. Beaucoup craignaient que les cinq buts encaissés contre Marseille en championnat n’aient joué sur son mental, mais le Lyonnais a su repondre présent, sauvant même plusieurs fois la France et lui permettant de conserver sa précieuse avance.
Les performances du reste des joueurs sont bien plus mitigées. Gignac s’est demené comme un beau diable en pointe mais a une nouvelle fois fait preuve d’inefficacité. On en est encore à se demander comment il a pu manquer la balle du 2-0. Le Toulousain a encore énormement de chemin à parcourir pour devenir un attaquant de classe mondiale. La défense centrale est elle aussi un motif d’insatisfaction. Si elle a su repondre au défi physique,  elle a souvent été mise en difficulté par les avants Irlandais. Empruntée, fébrile et parfois carrément statique, la charnière Gallas-Abidal a encore du mal à être complémentaire. N’eut été la maladresse des attaquants Irlandais et les prouesses de Lloris, le score aurait été tout autre. La paire de récupérateurs s’est cependant montrée plutôt convaincante. Remplaçant au pied levé de Toulalan, Alou Diarra a réalisé un bon match en imposant son physique dans l’axe. Il a en tout cas marqué des points. Lassana Diarra a quant à lui été dans la moyenne. Toujours efficace il s’est même permit le luxe d’oser.
Ce mercredi il faudra faire tourner. Il est peu probable que Gignac aie récupéré d’ici là. Quand à la charnière centrale, il est urgent de corriger ces flottements sous peine de les payer au prix fort. Rendez-vous pris pour ce mercredi.
 

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Côte d’Ivoire-Burkina Faso

On a pratiquement un pied en Afrique du Sud. Il nous manque un point et c’est fait. Le match par contre est vraiment mitigé. Une première mi-temps catastrophique où la défense était était aux abois (Problème récurrent depuis 2005 ). Vahid a bien tenté d’innover en alignant une attaque à trois, mais entre Kader Kéïta qui retombe dans ses travers et l’absence de N’Dri Romaric (remplacé par Tiéné Siaka ) on a été servis. De plus Pitroipa nous a bien mit la misère en première période. Heureusement que Koulibali a été poussé à marquer contre son camp dans notre première occasion franche.
La deuxième période fut par contre plus probante. Drogba qui trouve l’ouverture sur coup-franc dès l’entame de la seconde période puis un exploit personnel de Yaya Touré (course balle au pied sur près de 40 mètres) et nous voilà remis sur les rails. Il ne restait plus qu’à Drogba et Kader Kéïta de finir le travail face à des Étalons démobilisés.

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France-Roumanie

Un drôle de match. Prêt de 80 % de possession de balle et une implication de l’ensemble des joueurs mais face à une sélection Roumaine très regroupée ça n’a pas suffit. Escudé était vraiment à la ramasse dans ses duels avec Marica (il en a perdu l’essentiel) et finit par marquer contre son camp au plus mauvais moment. De plus l’option Gignac était vraiment la moins appropriée. Pas besoin d’être un observateur avisé pour réaliser que ces derniers temps il n’est pas au mieux. L’aligner d’entrée était un vrai coup de poker quand on connait ses faiblesses (Présence physique perfectible, incapacité à frapper correctement des deux pieds…). Un autre truc que je n’ai pas trop compris est la sortie de Gourcuff. OK il semblait moins en jambes depuis la reprise mais pourquoi ne pas prendre le risque de sortir un des deux récupérateurs sachant que la bataille du milieu était gagné depuis longtemps et qu’il fallait absolument marquer. C’était tout de même un coup à tenter.
Pour le reste cette équipe a toujours de gros problèmes offensifs. Il a encore fallu s’en remettre à un Henry opportuniste pour trouver la faille mais derrière lui c’est le grand vide actuellement. Aucune des solutions de rechange ne s’est avérée probante question efficacité (Anelka bien meilleur en soutien, Benzema trop inhibé en bleu, Gignac pas au niveau contre de bonnes équipes et je ne parle même pas des Briand,Cissé, Gomis et autres appelés-lumières des années Domenech). Le milieu était plus rassurant que contre les Iles Feroé mais au sujet de la défense ça flotte toujours. Domenech n’a toujours pas trouvé une bonne fois pour toute l’homme qui pourrait faire la paire avec Gallas. La qualité individuelle est là mais ça coince toujours.
Quoi qu’il en soit c’est mort pour la première place. Il faudra passer par les barrages et espérer que l’Autriche (à quatre points de la France) ne revienne pas. Pour ce que j’ai vu la partie est loin d’être gagnée en Serbie.

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