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Articles Tagués ‘G-Unit’

Young Buck-Straight Outta Ca$hville

19 septembre 2009 Laisser un commentaire

 

A sa sortie cet album fut pour moi une très bonne surprise. A vrai dire je ne m’attendais à rien d’exceptionnel de cet MC auquel je trouvais “chauffé” pour rien. Finalement je suis tombé sous le charme de cet album que je trouve bien meilleur que celui de Llyod Banks sorti un peu plus tôt. Son appartenance à la G-Unit n’en a fini que par devenir accessoire à l’écoute. Cet album a sa propre identité sudiste et sans être exceptionnel au micro son auteur s’en sort très bien. Un des meilleurs albums d’un membre de la G-Unit.

Titres marquants: Welcome To The South, Prices On My Head, Bonafide Hustler, Bang Bang, Thou Shall, Let Me In

Young Buck-Straight Outta Cashville

19 septembre 2009 Laisser un commentaire

A sa sortie cet album fut pour moi une très bonne surprise. A vrai dire je ne m’attendais à rien d’exceptionnel de cet MC auquel je trouvais “chauffé” pour rien. Finalement je suis tombé sous le charme de cet album que je trouve bien meilleur que celui de Llyod Banks sorti un peu plus tôt. Son appartenance à la G-Unit n’en a fini que par devenir accessoire à l’écoute. Cet album a sa propre identité sudiste et sans être exceptionnel au micro son auteur s’en sort très bien. Un des meilleurs albums d’un membre de la G-Unit.

Titres marquants: Welcome To The South, Prices On My Head, Bonafide Hustler, Bang Bang, Thou Shall, Let Me In

19 piges de rap

Aujourd’hui cela fait 19 ans que j’ai écouté mon premier titre rap. C’était un morceau de ces imposteurs de Milli Vanilli, Girl You Know It’s True en l’occurrence. Ce n’était peut-être pas du « vrai » rap mais le jour où je suis tombé sur ce titre égaré dans une compilation de variété, je ne me doutais pas que j’étais en train de prendre la claque de ma vie. Après ont suivi KRS-One, LL Cool J, les NWA (bon je connaissais pas encore leur nom) et pas mal de rappeurs locaux. 1992, j’écoute mon tout premier rap en français, un truc de MC Solaar.

Depuis ces deux dates beaucoup de sons sont passés dans mon cerveau. Je me rends compte à présent que j’ai réellement grandi avec cette musique. Plus jeune au collège c’était l’époque des rivalités, des clans. Au début c’était juste KRS-One vs LL Cool J. Ensuite ont suivi 2Pac vs Biggie, East Coast contre Westside, Wu-Tang ou Queens. Que de souvenirs. La grande époque des cliques de NY et du New Jersey (Wu-Tang, Boot Camp Click, Def Squad…) le règne de QB, les premiers skeuds de pas mal de mecs encore inconnus…

J’ai aussi été aux premières loges de ce qu’est devenu le rap d’aujourd’hui. Je me souviens encore qu’en 1995 un pote m’avait fait écouter de la Bass Music et je n’avais pas aimé. Je trouvais ça trop crade. Qui à l’époque aurait parié que les piètres Mc’s de la B.O. The Substitute (Master P, Silkk The Shocker et C-Murder) feraient émerger le bounce ? Qui se doutait que ce producteur d’Atlanta perdu dans les crédits d’une compile de dancehall deviendrait le créateur de la crunk ? J’ai vu les textes se lessiver inexorablement au point que today le rap est devenu pour beaucoup un ensemble de phrases toutes faites agrémentées de jurons et de vulgarités pour que ça fasse ruff. Le rap c’est plus que ça. La nouvelle génération ne connaît rien de ces grandes heures. Pour eux les meilleurs rappeurs sont Mims, Yin Yang Twins, la G-Unit et consorts. Le rap c’est plus que les meufs en strings, les caisses tunées, les fringues de luxe et les jets de dollars. Les disques de rap n’apprennent plus rien aux gens. C’est du divertissement et rien d’autre.

Et dire que nous les textes de Nas et des Wu Killabees étaient de véritables paroles d’évangile pour nous. Ce sont ces textes là qui m’ont encouragé à analyser le monde, notre société, à me tracer une voie bref à bâtir ma personnalité. J’y ai appris une philosophie de vie qui me sert jusqu’à présent. Au vu de ce que j’entends à la radio à longueur de temps now, je ne pense pas que les petits jeunes de today auront cette chance. Ils n’écoutent que des trucs abêtissants qui légitiment les pires travers. Today donc 19 ans de rap au compteur. Comme le temps passe vite. Raison de plus pour fêter cela dignement avec une série d’articles en rapport avec la zik de ma vie. Le combat continue comme dirait Kery.

It’s All About 50 Cent

 Curtis Jackson a.k.a 50 Cent est incontestablement un des rappeurs ( ?) les plus populaires du moment. Qu’on l’aime ou non il faut bien reconnaître que ce mec a tout de même un certain talent (n’empêche on peut pas non plus dire qu’il est l’un des meilleurs de tous les temps). Du talent ? OK il en a mais dommage qu’il ne soit pas utilisé à bon escient, ce qui vaut à ce cher Curtis pas mal d’attaques de la part des gens de notre microcosme. Fossoyeur du rap pour certains, vendu pour d’autres, le personnage focalise à lui tout seul l’essentiel des contradictions du mouvement. Quand je l’ai entendu pour la première fois sur l’album Shut’Em Down d’Onyx (sorti en 1998) c’était encore un rappeur parmi tant d’autres qui défendait l’underground et qui lâchait des bombes hardcores. Plus tard au début du siècle j’avais bien accroché ses albums bootlegs. How To Rob était plutôt bien même si le délire gangsta  me soulait un peu. Quand je réécoute ceci et que je vois un peu ce qu’est devenu le mec on peut dire que le préjudice est grand. Était-il vraiment utile de traiter Ja Rule de wanabee gangsta pour ensuite faire pareil ? A quoi bon dire partout je suis underground pour la vie et quelques années plus tard ne jurer que par le dollar-roi ? La carrière de 50 aujourd’hui peut se résumer simplement : donner au public ce qu’il veut entendre et voir. Vous aimez les bad boys ? Et bien moi j’ai été touché par balle et je suis allé plusieurs fois en taule. Vous aimez les morceaux clubs ? Je vous en fourni en pagaille. Vous kiffez les belles meufs ? Je vous en mets plein dans mes vidéos. Vous rêvez d’être riche ? Vous inquiétez pas, acteur Curtis jouera le rôle du riche lascar pour vous. Au fait ça vous dérange pas si j’ai des fringues à 5000 dollars, des bijoux qui valent un demi-million de billets verts, des caisses que vous ne pourrez jamais vous payer et du hennesey à flot ? Vous voulez du sexe ? OK j’ai des vidéos qui vous feront jeter les films pornos que vous cachez dans votre chambre. En un mot 50 est devenu un entertainer et rien d’autre. Et dire que certains continuent à penser que c’est un vrai gars de la rue. Mon cul ! Bon heureusement tu nous avait quand même prévenu Curtis. Il n’y avait qu’a voir le titre de ton premier album (Get Rich Or Die Tryin’)  pour deviner tes futures orientations. Mais soit pas inquiet mec tes posters resterons sur nos murs encore un moment (pas qu’on est particulièrement fans de toi mais c’est un peu comme le papier peint. C’est pas toujours beau mais c’est pratique), on écoutera tes titres entre un Lil Jon et un D4L et on matera tes clips pour voir les dernières sapes à la mode. Pour le reste, c’est-à-dire du vrai rap, on réécoutera nos classiques ainsi que Nas et du backpack. Allez sans rancune Curtis.
Catégories:Articles, G-Unit, Rap US Tags:,

It’s All About 50 Cent

 

Curtis Jackson a.k.a 50 Cent est incontestablement un des rappeurs ( ?) les plus populaires du moment. Qu’on l’aime ou non il faut bien reconnaître que ce mec a tout de même un certain talent (n’empêche on peut pas non plus dire qu’il est l’un des meilleurs de tous les temps). Du talent ? OK il en a mais dommage qu’il ne soit pas utilisé à bon escient, ce qui vaut à ce cher Curtis pas mal d’attaques de la part des gens de notre microcosme. Fossoyeur du rap pour certains, vendu pour d’autres, le personnage focalise à lui tout seul l’essentiel des contradictions du mouvement. Quand je l’ai entendu pour la première fois sur l’album Shut’Em Down d’Onyx (sorti en 1998) c’était encore un rappeur parmi tant d’autres qui défendait l’underground et qui lâchait des bombes hardcores. Plus tard au début du siècle j’avais bien accroché ses albums bootlegs. How To Rob était plutôt bien même si le délire gangsta  me soulait un peu. Quand je réécoute ceci et que je vois un peu ce qu’est devenu le mec on peut dire que le préjudice est grand. Était-il vraiment utile de traiter Ja Rule de wanabee gangsta pour ensuite faire pareil ? A quoi bon dire partout je suis underground pour la vie et quelques années plus tard ne jurer que par le dollar-roi ? La carrière de 50 aujourd’hui peut se résumer simplement : donner au public ce qu’il veut entendre et voir. Vous aimez les bad boys ? Et bien moi j’ai été touché par balle et je suis allé plusieurs fois en taule. Vous aimez les morceaux clubs ? Je vous en fourni en pagaille. Vous kiffez les belles meufs ? Je vous en mets plein dans mes vidéos. Vous rêvez d’être riche ? Vous inquiétez pas, acteur Curtis jouera le rôle du riche lascar pour vous. Au fait ça vous dérange pas si j’ai des fringues à 5000 dollars, des bijoux qui valent un demi-million de billets verts, des caisses que vous ne pourrez jamais vous payer et du hennesey à flot ? Vous voulez du sexe ? OK j’ai des vidéos qui vous feront jeter les films pornos que vous cachez dans votre chambre. En un mot 50 est devenu un entertainer et rien d’autre. Et dire que certains continuent à penser que c’est un vrai gars de la rue. Mon cul ! Bon heureusement tu nous avait quand meme prévenu Curtis. Il n’y avait qu’a voir le titre de ton premier album (Get Rich Or Die Tryin’)  pour deviner tes futures orientations. Mais soit pas inquiet mec tes posters resterons sur nos murs encore un moment (pas qu’on est particulièrement fans de toi mais c’est un peu comme le papier peint. C’est pas toujours beau mais c’est pratique), on écoutera tes titres entre un Lil Jon et un D4L et on matera tes clips pour voir les dernières sapes à la mode. Pour le reste, c’est-à-dire du vrai rap, on réécoutera nos classiques ainsi que Nas et du backpack. Allez sans rancune Curtis.

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