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Articles Tagués ‘Ja Rule’

Ja Rule – In the Bag (Mpire Remix) f. Merc Montana, Harry O & Young Life [Son]

Discret depuis la sortie annulée de The Mirror en 2007 (l’album est finalement sorti en version gratuite sur la toile en 2009),  Ja Rule se rappelle à notre bon(?) souvenir avec ce remix d’In The Bag. Si aucune info ne filtre quant à son éventuel retour, ce titre fera plaisir à ses fans.

Ja Rule-Pain Is Love

On avait quitté Ja Rule avec un album que j’avais jugé plutôt décevant. C’est un peu cliché de l’affirmer mais je préfère amplement le Ja Rule plus street. Rule 3:36 avait entamé un virage commercial déroutant et mauvaise nouvelle il se poursuit avec celui-ci, en dépit de ce que pourrait laisser penser son intitulé. On est ici plongé dans le pur délire mainstream avec son lot de bangers et de sons calibrés pour les radios. La tendance est aux refrains chantés ce qui ne sera pas de nature à séduire les réfractaires à la voix rocailleuse de Ja. Ses invités s’en sortent mieux mais il y a toujours cet arrière-goût de collaboration racoleuse qui persiste après écoute (le feat avec J-Lo en est le plus parfait exemple).

Instrumentalement parlant l’album est plus qu’accessible. Même des personnes peu habituées à écouter du hip-hop n’auront aucune difficulté à apprécier. Le souci est que cette direction musicale plutôt “light’” ne sied pas aux rappeurs invités (j’en suis souvent même à oublier que Ja Rule c’est censé être un album de rap). Cadillac Tah et Black Child peinent à s’adapter à l’instrumental de The Inc par exemple et même le posse cut Worldwide Gangsta laisse froidement impassible. Et pour ne rien arranger Ja Rule n’est pas non plus à la fête question textes et performances microphoniques.” Normal !” diraient certains au vu de la tendance guimauve de l’album. Ja s’enfonce dans des lieux communs plus que bateaux et laisse trainer sa plume dans des clichés mielleux qui, à force, transpirent l’insipide. Les auditeurs peu exigeants seront totalement charmés mais il n’en est pas de même pour moi.
En dépit de son succès commercial, j’ai plutôt tendance à considérer cet album comme l’un des plus mauvais de sa discographie. Un beau gâchis quand on sait de quoi il est capable. J’ai du coup plus tendance à le considérer comme un album R&B.

Titres marquants:
So Much Pain, Livin It Up, Down Ass Bitch

Catégories:Albums, Albums US, Ja Rule, Rap US Tags:

Ja Rule-Pain Is Love

 

On avait quitté Ja Rule avec un album que j’avais jugé plutôt decevant. C’est un peu cliché de l’affirmer mais je préfère amplement le Ja Rule plus street. Rule 3:36 avait entamé un virage commercial déroutant et mauvaise nouvelle il se poursuit avec celui-ci, en dépit de ce que pourrait laisser penser son intitulé. On est ici plongé dans le pur délire mainstream avec son lot de bangers et de sons calibrés pour les radios. La tendance est aux refrains chantés ce qui ne sera pas de nature à séduire les réfractaires à la voix rocailleuse de Ja. Ses invités s’en sortent mieux mais il y a toujours cet arrière-goût de collaboration racoleuse qui persiste après écoute (le feat avec J-Lo en est le plus parfait exemple).
Instrumentalement parlant l’album est plus qu’accessible. Même des personnes peu habituées à écouter du hip-hop n’auront aucune difficulté à apprécier. Le souci est que cette direction musicale plutôt “light’” ne sied pas aux rappeurs invités (j’en suis souvent même à oublier que Ja Rule c’est censé être un album de rap). Cadillac Tah et Black Child peinent à s’adapter à l’instrumental de The Inc par exemple et même le posse cut Worldwide Gangsta laisse froidement impassible. Et pour ne rien arranger Ja Rule n’est pas non plus à la fête question textes et performances microphoniques.” Normal !” diraient certains au vu de la tendance guimauve de l’album. Ja s’enfonce dans des lieux communs plus que bateaux et laisse trainer sa plume dans des clichés mielleux qui, à force, transpirent l’insipide. Les auditeurs peu exigeants seront totalement charmés mais il n’en est pas de même pour moi.
En dépit de son succès commercial, j’ai plutôt tendance à considérer cet album comme l’un des plus mauvais de sa discographie. Un beau gâchis quand on sait de quoi il est capable. J’ai du coup plus tendance à le considérer comme un album R&B.

Titres marquants:
So Much Pain, Livin It Up, Down Ass Bitch

Let’s Talk About QB

 

QB, QB. Je sais c’est une période que les plus jeunes d’entre vous ne peuvent connaître. De cette époque où les entertainers (certains diraient les baltringues) de Hollis et de Southside Jamaica (Ja Rule et 50 Cent pour ne pas les citer) n’étaient pas considérés comme les valeurs sures du Queens. Bon je suis pas là pour faire le prof. Ça soulerait tout le monde d’ailleurs. Alors on le fera simple. Je ne vous parle pas ici de Roxanne Shanté, de MC Shan ou de son cousin Marley Marl (L’inventeur de la production telle qu’elle se fait today, pour ceux qui l’ignore) ; et encore moins de Main Source ou Intelligent Hoodlum (rebaptisé Tragedy Khadafi depuis). Non, je vous parle de la jeune génération, celle des 90’s qui a donné à ce quartier ses lettres de noblesse et en a fait l’une des places fortes du rap made in NYC.

A compter de 94 la révolution musicale qui couvait depuis trop longtemps déjà à l’ombre du bridge (les initiés savent de quoi je parle) a pris d’assaut les bacs. Les acteurs principaux de ce nouveau film répondaient aux noms de Nas, Mobb Deep, Capone-N-Noreaga, AZ (originaire de Brooklyn, il est vrai) et bien d’autres comme Cormega, Nature, Big Noyd et consorts. Leurs faits d’armes ? Avoir apporté une réelle plus-value au plan lyrical. En d’autres termes une profondeur inégalée dans les textes. Musicalement parlant, une bonne dose de fraîcheur a également été mise en avant. Des beatmakers aussi talentueux que Alchemist, The Trackmasterz, Dame Grease, Nasheim Myrick ou même Large Professor ont contribué à mettre QB sur la carte du hip-hop mondial. A l’actif de tous ces mecs une pelletée de classiques, des instrus de ouf, des textes qui n’ont été que rarement égalés et une attitude sans concession comme il était de règle à l’époque.

Il est vrai que la Thug Music prônée entre 96 et 99 n’était pas du goût de tous (A l’époque les MC’s étaient dans un délire de mafieux et exhibaient volontiers des objets de luxe, comme aujourd’hui d’ailleurs), que les beats signés Alchemist ou Havoc enflammaient tout sauf les dancefloors( après tout l’essentiel des gars en indé ne font que reproduire leurs formules) et qu’on a fini par être overdosés par toutes ces histoires de rue et de thugs(En même temps le rap indé en a fait ses thèmes de prédilection).

Aujourd’hui, il faut bien reconnaître que cette vibe appartient au passé. La rupture semble définitivement consommée. Mobb Deep et 50 Cent se sont maqués, NORE semble plus mainstream que jamais, Nas (un des seuls qui soit encore dans la veine des débuts. Bon on te pardonne The Firm et Nastradamus) est seul au front (du côté des gros vendeurs en tout cas) et est brouillé avec pas mal de mecs, Cormega et Nature en tête.

Que reste t-il donc de la vibe QB de nos jours. Nas, Blaq Poet et des souvenirs? Mais aussi une influence majeure pour tous les hip-hop heads qu’ils se l’avouent ou non. Pas si grave au fond. L’album Illmatic et des classiques comme Hell On Earth, Shook Ones, T.O.N.Y, tourneront encore longtemps sur nos platines CD.

It’s All About 50 Cent

 

Curtis Jackson a.k.a 50 Cent est incontestablement un des rappeurs ( ?) les plus populaires du moment. Qu’on l’aime ou non il faut bien reconnaître que ce mec a tout de même un certain talent (n’empêche on peut pas non plus dire qu’il est l’un des meilleurs de tous les temps). Du talent ? OK il en a mais dommage qu’il ne soit pas utilisé à bon escient, ce qui vaut à ce cher Curtis pas mal d’attaques de la part des gens de notre microcosme. Fossoyeur du rap pour certains, vendu pour d’autres, le personnage focalise à lui tout seul l’essentiel des contradictions du mouvement. Quand je l’ai entendu pour la première fois sur l’album Shut’Em Down d’Onyx (sorti en 1998) c’était encore un rappeur parmi tant d’autres qui défendait l’underground et qui lâchait des bombes hardcores. Plus tard au début du siècle j’avais bien accroché ses albums bootlegs. How To Rob était plutôt bien même si le délire gangsta  me soulait un peu. Quand je réécoute ceci et que je vois un peu ce qu’est devenu le mec on peut dire que le préjudice est grand. Était-il vraiment utile de traiter Ja Rule de wanabee gangsta pour ensuite faire pareil ? A quoi bon dire partout je suis underground pour la vie et quelques années plus tard ne jurer que par le dollar-roi ? La carrière de 50 aujourd’hui peut se résumer simplement : donner au public ce qu’il veut entendre et voir. Vous aimez les bad boys ? Et bien moi j’ai été touché par balle et je suis allé plusieurs fois en taule. Vous aimez les morceaux clubs ? Je vous en fourni en pagaille. Vous kiffez les belles meufs ? Je vous en mets plein dans mes vidéos. Vous rêvez d’être riche ? Vous inquiétez pas, acteur Curtis jouera le rôle du riche lascar pour vous. Au fait ça vous dérange pas si j’ai des fringues à 5000 dollars, des bijoux qui valent un demi-million de billets verts, des caisses que vous ne pourrez jamais vous payer et du hennesey à flot ? Vous voulez du sexe ? OK j’ai des vidéos qui vous feront jeter les films pornos que vous cachez dans votre chambre. En un mot 50 est devenu un entertainer et rien d’autre. Et dire que certains continuent à penser que c’est un vrai gars de la rue. Mon cul ! Bon heureusement tu nous avait quand meme prévenu Curtis. Il n’y avait qu’a voir le titre de ton premier album (Get Rich Or Die Tryin’)  pour deviner tes futures orientations. Mais soit pas inquiet mec tes posters resterons sur nos murs encore un moment (pas qu’on est particulièrement fans de toi mais c’est un peu comme le papier peint. C’est pas toujours beau mais c’est pratique), on écoutera tes titres entre un Lil Jon et un D4L et on matera tes clips pour voir les dernières sapes à la mode. Pour le reste, c’est-à-dire du vrai rap, on réécoutera nos classiques ainsi que Nas et du backpack. Allez sans rancune Curtis.

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