Obie Trice-On & On (Son)

Extrait du futur projet commun d’Obie Trice et MoSS, Special Reserve.

Extrait du futur projet commun d’Obie Trice et MoSS, Special Reserve.

Tracklist officiel:
1. Forever
2. Hell Breaks Loose
3. Buffalo Bill
4. Elevator
5. Taking My Ball
6. Music Box
7. Drop The Bomb On ‘Em
En attendant Relapse 2, Eminem nous fait patienter en sortant une réédition de Relapse agrémentée des titres ci-dessus. Je vous en dirai plus par la suite.
Sortie prévue pour le 21 Décembre

Le moins que l’on puisse dire est que Lupe Fiaco a été peu verni dans la période précédent la sortie de cet album. Entre drames personnels (décès de son père et de son ami Stack Bundles), galères professionnelles (incarcération de son mentor Charles Patton) et attaques de toutes parts (premier album lynché par une presse assassine et le fameux “Fiasco-gate”) tout portait à croire que le rappeur de Chicago serait moins incisif. Il n’en est cependant rien. L’album est heureusement loin d’être aussi sombre que sa pochette. Mieux il revient avec un concept dont on avait pu percevoir les prémices dans son premier album sur le morceau He Say, She Say sur lequel il nous présentait le personnage The Cool qui donne son nom à l’album.
The Cool a.k.a Michael Young est cette fois-ci mis en relation avec deux nouveaux personnages: The Streets allégorie féminine de la rue et The Game (rien à voir avec le MC de Compton) personnification de l’industrie musicale et de tout ce qui gravite autour. Cinq titres durant nous suivront les tribulations de The Cool qui finirons par le mener à sa perte. Un bel effort narratif beaucoup plus réussi que celui tenté par T.I. sur le décevant T.I. Vs T.I.P. L’album ne se limite qu’à cette histoire heureusement. Lupe revient aussi sur sa carrière et diversifie un peu le contenu de son album. J’aurais franchement préféré qu’il dévellope d’avantage la Michael Young History, qu’il nous fasse un album concept à 100% histoire de voir s’il était capable de s’y conformer. Par contre j’ai plutôt adhéré à l’album qui présente l’avantage d’être très varié au plan instrumental et dans la lignée de ce à quoi Lupe nous avait habitué. On y ressent une évolution par rapport à son premier album. Bien sur il ne convaincra pas les réfractaires à un rap plus soft mais dans l’ensemble c’est un disque de qualité.
Titres marquants: Put You On Game, Streets On Fire, Hip-Hop Saved My Life

Petit retour sur un de mes premiers émois musicaux. Je n’étais encore qu’un enfant à la sortie de cet album et il fut le premier que j’aie eu l’occasion d’écouter en entier de mon propre voeu. Vingt-deux ans plus tard j’ai toujours le sentiment qu’il est sorti la veille. Un peu comme beaucoup d’enfants je suis tombé à jamais sous le charme de la musique et de la performance scénique de MJ. Combien de fois ai-je tenté de reproduire les pas du moonwalk ou d’imiter ses fameux gimmicks dans mon enfance? Je ne saurais répondre. Bien avant ma découverte du rap et du rhythm’n'blues était Michael Jackson et demeura MJ quand bien même j’avais le cerveau complètement retourné par Nas, Mobb Deep, IAM et autres 2Pac. La découverte ultérieure de l’excellentissime Thriller et la sortie de l’ultra-efficace Remember The Time n’auront jamais réussi à détroner cet album de mon esprit.
Titres marquants: Bad, The Way You Make Me Feel, Smooth Criminal, Dirty Diana, Liberian Girl, Man In The Mirror

Fan de R. Kelly depuis des années j’attendais avec impatience ce nouvel album qu’on annonçait comme un nouveau 12 Play (l’album avec lequel je l’ai découvert). Je me disais qu’il lui serait difficile de faire mieux que le très bon R. (quoique un peu longuet double album oblige), surtout que contrairement à ses singles habituels I Wish m’avait laissé de marbre. J’ai eu finalement tort de m’inquiéter. Contrairement à ce que pourrait laisser penser le titre, il ne s’agit pas d’un 12 Play version années 2000. On est plus proches ici d’une version contractée de R. ou d’une évolution de son troisième album éponyme avec son lot de tueries dancefloor (comment oublier Fiesta) et de ballades poignantes. En gros du R. Kelly comme je l’apprécie toujours mi-ange mi-démon capable de signer des titres libidineux et d’autres plus spirituels sur un même album. Il a fait de cette ambivalence sa marque de fabrique et je ne m’en plains pas. Un de mes disques de chevet.
Titres marquants: Fiesta, I Wish (Remix), Strip For You, The Storm Is Over, A Woman’s Threat, I Don’t Mean It