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Articles Tagués ‘Queensbridge’

Mobb Deep-The Infamous

Comme pratiquement tout le monde j’ai découvert le mythique duo du Queens avec cet album. Ce fut direct un gros choc à la première écoute. Jamais avant ce disque je n’avais entendu quelque chose qui puait autant la rue. Une odeur de bitume et de caniveau exhale de cet opus qui met la rue à l’honneur par le biais de productions dépouillées et rugueuses mais surtout de textes incroyablement sombres et captivants. Bien que je lui préfère l’album suivant, The Infamous demeure un de mes albums préférés et mérite bien son rang de classique pour avoir su amener une plus-value à l’édifice rapologique.

Titres marquants: Shook Ones Part II, The Start Of Your Ending (41st Side), Survival Of The Fittest, Eye For A Eye, Give Up The Goods, Right Back At You

Capone-N-Noreaga-Channel 10

20 septembre 2009 Laisser un commentaire

10 ans que le retour de ce duo mythique était attendu. Un retour sans cesse différé par la faute des ennuis judiciaires de Capone. Entretemps N.O.R.E. a eu le temps de mener une carrière solo où il a sans cesse oscillé entre le bon et le moins bon. Au vu du décevant dernier opus de Noreaga, j’étais plus que sceptique quant à cette réunion, surtout que ce type de disques ne s’avèrent souvent être que des coups marketing foireux. J’ai heureusement été agréablement surpris. L’album est loin d’être médiocre. Il sait parfois être efficace comme sur My Hood, l’énorme Wobble en duo avec Mobb Deep ou encore Grand Royal produit par un DJ Premier retrouvé. Il n’est malheureusement pas du niveau du premier mais il se place facile parmi les meilleures sorties de ce début d’année. Le principal reproche qu’on pourrait lui faire est qu’il se contente d’essayer de reproduire la recette de The War Report sans apporter une réelle plus-value. Channel 10 est tout de même un des albums à écouter.

Titres Marquants: Wobble, Grand Royal, My Hood, Follow The Dollar, Talk To Me, United We Stand

Nas-Stillmatic

20 septembre 2009 Laisser un commentaire

 

Décrié par une partie de l’auditoire et attaqué par Jay-Z, le retour du Street Poet était plus qu’attendu. Au final on aura droit à un retour au sources avec un album moins orienté grand public ou Nas nous prouve qu’il n’a rien perdu de sa verve. Des années plus tard ce disque fait toujours partie de ceux que j’écoute régulièrement. Comme la plupart des albums anté-2004 je ne zappe pratiquement aucun titre lorsque je le fais tourner. Ce n’est pas du niveau d’Illmatic, ni même du sublime God’s Son qui lui succèdera mais il n’en demeure pas moins un album efficace et très bonne facture.

 

Titres marquants: Ether, One Mic, Destroy & Rebuild, What Goes Around, Smokin’, Rewind, Every Ghetto

Nas-It Was Written

5 février 2009 1 commentaire

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Après un premier album certifié classique, le retour du MC de Queensbridge était l’un des évènements les plus attendus du microcosme hip-hop. Nas confirmerait-il son statut de meilleur plume new-yorkaise, ou alors ne serait-il qu’un épiphénomène de plus comme cette culture en a trop connu? La pression est donc grande pour Nasir Jones au moment de la livraison de ce second opus. Entre une presse dithyrambique à son endroit et un public qui place en lui d’énormes espoirs, le rappeur joue la carte de l’ouverture avec le single If I Ruled The World (Featuring Lauryn Hill des Fugees, qui à l’époque avaient réalisé de très bonnes ventes avec le très controversé The Score)  lancé en éclaireur. Tout le monde l’ignore encore mais ce titre est presqu’à lui tout seul un résumé de l’album. Refrain chanté accrocheur, mélodie empruntée à Kurtis Blow, arrivée en grande pompe des Trackmasterz, thème qui n’est pas sans rappeler le World Is Yours du premier album et rimes toujours aussi accrocheuses. Dans la foulée, on apprend que Dr Dre produira un son sur cet album. De quoi dérouter les hip-hop heads les plus radicaux de l’époque pour qui Dr Dre=gros sons commerciaux. Le public est donc assez divisé au moment ou It Was Written arrive dans les bacs.

Une première écoute rapide nous permet de réaliser que Nas a clairement voulu évoluer en ne livrant pas un Illmatic bis. DJ Premier ne produit qu’un seul titre I Gave You Power, le reste étant principalement l’oeuvre des Trackmasterz (L.E.S.,Poke, Tone). La présence de JoJo du groupe Jodeci (à l’époque en pleine gloire) sur Black Girl Lost ne manque pas de décontenancer plus d’un. Les refrains chantés sont à l’honneur et les samples sont beaucoup plus accessibles que sur le précédent opus. Sans compter qu’au niveau des textes, Nas s’aligne sur la mode New-yorkaise de l’époque en innervant ses lyrics de reférences aux films de gangsters, en se rebaptisant Nas Escobar (en reférence au célèbre trafiquant de drogue Pablo Escobar) et en arborant la panoplie du parfait mafioso (vêtements de haute couture, cigare et belles voitures) dans ses vidéos. Le mythe du street poet en prend un coup . Mais il convient de passer outre ces idées arrêtées pour réellement apprécier cet album.

L’intro nous transporte dans le Queensbridge cher à Nasir Jones (Il avait déjà déménagé cependant). Dès le premier titre The Message, les bases de l’album sont clairement posées. Un sample de Sting efficace et une performance en tout point remarquable et un refrain fait de scratches de DJ Kid Capri (Aussi célèbre à l’époque qu’un Green Lantern ou un Whoo Kid). la première surprise vient de Street Dreams dont le refrain reprend Eurythmics. Etrange quand on sait que ce titre parle de rue, mais preuve que Nas est loin de vouloir se fermer musicalement, n’en déplaise aux pseudo-puristes. I Gave You Power passe alors presque pour une étrangeté au vu de ces deux predecesseurs. Les autres titres suivent sans qu’on sente la qualité faiblir jusqu’au surprenant Nas Is Coming produit par Dr Dre. Introduit par un dialogue sur la guerre East Coast/West Coast, on est loin du banger  G-Funk que le seul nom du bon docteur laissait présager. L’excellent Afirmative Action lui succède avec brio. Titre fondateur de The Firm et première apparition officielle de Cormega au passage (avant leur brouille). Havoc livre deux productions dans son registre habituel (hardcore à souhait), The Set Up et le sombre Live Nigga Rap sur lequel il s’invite en combinaison avec son acolyte de Mobb Deep, Prodigy. Passons le peu captivant Black Girl Lost et arrêtons nous sur Shootouts, titre sur lequel Nasty Nas accelère son débit et livre une très bonne performance. L’album se conclut avec le déjà cité If I Ruled The World.

Un disque assez critiqué au moment de sa sortie pour ses divergences d’avec le premier et les raisons évoquées plus haut, mais d’excellente facture. Pas un classique, mais un album qui pose les bases de son futur musical.

17/20

Tracklist:

1. Album Intro
Produced by Nas & Trackmasters

2. The Message
Produced by Poke & Tone for Trackmasters Entertainment
Scratches by DJ Kid Capri

Contains a portion of Shape Of My Heart as performed by Sting

3. Street Dreams
Produced by Poke & Tone for Trackmasters Entertainment
Keyboards by Delight for 2000 Watts Music
Contains an interpolation of Sweet Dreams as performed by the Eurythmics
Contains a portion of Never Gonna Stop as performed by Linda Clifford

4. I Gave You Power
Produced by DJ Premier for Works of Mart, Inc

5. Watch Dem Niggas
Produced by Poke & Tone for Trackmasters Entertainment
Keyboards by Delight for 2000 Watts Music
Contains a portion of Sponge as performed by Earl Klugh

6. Take It In Blood

Produced by Live Squad, Top General Sounds and Lo Ground
Contains a sample of Mixed Up Moods & Attitudes as performed by the Fantastic Four

7. Nas Is Coming
Produced by Dr. Dre

8. Affirmative Action featuring AZ, Cormega and Foxy Brown
Produced by Dave Atkinson, Poke & Tone for Trackmasters Entertainment
Keyboards by Dave Atkinson

9. The Set Up
Produced by Havoc of Mobb Deep

10. Black Girl Lost
Produced by L.E.S. for Total Package Productions
Additional production by Poke & Tone for Trackmasters Entertainment
Background vocals by JoJo Hailey of Jodeci
Contains a sample of Starlight as performed by Stephanie Mills

11. Suspect
Produced by L.E.S. for Total Package Productions
Contains a portion of El Gatto Triste as performed by Chuck Mangione

12. Shootouts
Produced by Poke & Tone and Kirk Goody for Trackmasters Entertainment

13. Live Nigga Rap
Produced by Havoc of Mobb Deep

14. If I Ruled the World (Imagine That)
Produced by Poke & Tone for Trackmasters Entertainment
Additional production by Rashad Smith for Tumbling Dice Productions
Keyboards by Delight for 2000 Watts Music
Featured vocals by Lauryn Hill
Contains portions of Friends (instrumental) written by L. Parker. “If I Ruled the World” written by Kurt Walker, performed by Kurtis Blow

Mastered by Tom Coyne at Sterling Sound, NYC
Executive Producers: Nas, Steve Stoute and Trackmasters

Nas-Illmatic

9 décembre 2008 1 commentaire

illmatic-front CLASSIQUE. Il n’y a pas d’autres mots pour définir le premier set de Nasir Bin Olu Dara Jones. Un bien pour un mal dans la mesure ou tous ses projets suivants seront jugés à l’aune de ces neufs titres (je ne compte pas l’intro) devenus intemporels. Il faut bien reconnaitre que Nas n’a jamais fait mieux.

Suivi de près depuis son apparition sur le mythique Live At The BBQ de Main Source en 1991, le jeune MC mettra tout de même pas mal de temps à émerger. Un featuring sur le Back To The Grill de MC Serch lui ouvrira les portes de Columbia Records. Un bon titre (Haltime) sur la B.O. du film Zebrahead et voilà Nasty Nas prêt à se lancer dans le grand bain.

Chose rare pour un album réalisé à cette époque, le casting de producteurs est d’une qualité rare. Large Professor, DJ Premier, Pete Rock, L.E.S et Q-Tip (qui faisait ses débuts en tant que concepteur musical il est vrai) viennent concocter les instrus sur lesquels Nas s’illustrera. Rappelons qu’à l’époque les architectes musicaux étaient peu nombreux sur les projets (il n’y en avait souvent qu’un seul). Quand on constate que cette formule gagnante est de règle aujourd’hui (au point que la liste des prodos est souvent plus importante que le contenu des textes), pas besoin de chercher pourquoi cet album est considéré comme novateur.

Mais la musicalité de l’album, n’est pas seule en cause. Illmatic est avant tout un véritable bijou lyrical ou Nas atteint des sommets. Une maitrise de la rime qu’on ne retrouvait que chez Rakim, des phases de très haute volée mais surtout une véracité sans égale. Illmatic n’est pas un de ces épisodes de plus du Black CNN cher à Chuck D. Pas de vocation politique ou de volonté de vouloir changer les choses dans cet album, juste un florilège de constatations et une analyse lucide de la vie des quartiers difficiles américains. Un album de rue, pour la rue, parlant de rue et transpirant la rue. Ainsi pourrait on résumer ce disque dont l’influence ne s’est jamais démentie au sein du microcosme hip-hop.

Dès l’entame de l’album, on prend direct une grosse claque avec la première pépite N.Y. State Of Mind, un titre fondateur de la fructueuse association Nas-Primo. La boucle de piano et les rimes affutées du street poet resteront à jamais dans les esprits. Ce morceau nous transporte directement dans les rues de QB. Life’s A Bitch suit ensuite sans aucune baisse de régime. AZ, seul invité de l’album y lâche un refrain d’anthologie et se met au niveau du Nas qui livre comme d’habitude sur ce skeud, une performance de haut niveau, tant au plan lyrical que rapologique. The World Is Yours, Haltime (Déjà présent sur la B.O. de Zebrahead ),  le sublime Memory Lane (Un des tous meilleurs titres de Nas, tout albums confondus) et One Love lettre adressée à Cormega à l’époque incarcéré (ils se sont embrouillés depuis). Deux notes plus “légères” (Au vu de leur qualité, c’est plus une vue d’esprit qu’autre chose) One Time 4 Your Mind et  Represent, avant de terminer sur le magnifique It Ain’t Hard To Tell.

Un classique ultime de par son influence scripturale (Les thèmes abordés dans cet album sont devenus ceux par excellence des backpackers et des tenants du rap hardcore) et musicale (On a rarement vu un DJ Premier aussi en verve et encore moins un tel casting de producteurs de talent ayant tenu leur rang). En bref, il n’y a rien a jeté sur cet album qui est tout simplement indispensable à la discothèque de tout hip-hop head digne de ce nom. Les ventes ne furent peut-être pas mirifiques au moment de sa sortie (une preuve de plus que les ventes ne sont pas un gage de qualité), il bénéficie tout de même d’une solide réputation dans le milieu (The Source, à l’époque bible du hip-hop, lui avait décerné la note de “5 mics”, une première dans l’histoire du magazine) et sert de sujet de comparaison à toute la production rapologique depuis lors.

Pour le dixième anniversaire de la sortie de l’album, une réédition agrémentée de remixes et de deux inédits On The Real (produit par Marley Marl) et Star Wars (produit par Large Professor) fut commercialisée.

19/20

Tracklist

1. The Genesis

2. N.Y. State Of Mind (Produced by: DJ Premier)
Contains sample from Mind Rain as performed and written by J. Chambers

3. Life’s A Bitch Featuring AZ (Produced by: L.E.S.)
Contains sample from Yearning For Your Love as performed by The Gap Band and written by R. Wilson and O. Scott

4. The World Is Yours (Produced by: Pete Rock)
Contains sample from It’s Yours performed by T La Rock

5. Halftime (Produced by: Large Professor)
Contains samples from Dead End, Soul Travelin’ & School Boy Crush

6. Memory Lane (Produced by: DJ Premier)
Contains sample from We’re In Love as performed by Reuben Wilson and written by R. Wilson & P. Barsella

7. One Love (Produced by: Q-Tip)
Contains sample from Smilin’ Billy Suite Pt. II as performed by the Heath Brothers and written by J. Heath

8. One Time 4 Your Mind (Produced by: Large Professor)
Contains sample from Walter L as written by G. Burton

9. Represent (Produced by: DJ Premier)

10. It Ain’t Hard To Tell (Produced by: Large Professor)
Contains samples from Human Nature as performed by Michael Jackson and written by J. Bettis and J. Pocaro and N.T. as performed by Kool & The Gang and written by G. Redd, Sr., G. Redd, Jr., R. Handy, C. Horne, R. Bell, R. Bell, R. Mickens, D. Thomas, G. Brown and C. Smith

Executive Producers: Faith N. and M.C. Serch

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